Le projet I.F.F.A. Cameroun Aout 2010 de Pachapalli

    Après l’analyse du projet de création d'un Institut Familial de Formation Agricole (I.F.F.A.), il était important pour les membres de Pachapalli de se rendre sur le terrain afin d’évaluer la pertinence d’un tel projet à Bakem. Puis, au tout début de notre mission nous nous sommes rendu compte que les pompes à eaux du canton nécessitaient des réparations. En parallèle de l’étude de faisabilité les membres ont donc initié un projet de gestion des sites d’approvisionnement en eau du secteur. En effet, de nombreuses pompes, offertes aux villageois par diverses organisations, tombent en panne et ne sont pas réparées faute de comité de suivi et de techniciens formés convenablement. Pachapalli a remis en état cinq pompes à eaux et mis en place des cahiers d’entretien pour chaque pompe.

 

Participant : Thomas Solinski, Regis Coudert, Nicolas Daher, Olivier Arnault, Claire Hélène MAthieu, Jean Christophe Salvati Camille Marquis.

 

Objectif général : Etude complète de la zone de Bare Bakem en vue du lanement du porjet I.F.F.A.

 

L’étude s’est déroulée de la manière suivante :

 

  • Rencontre avec les autorités compétentes :

    A notre arrivée au Cameroun, nous tenions à rencontrer les représentants des autorités concernées par nos activités dans la région. Nous nous sommes présentés dans un premier temps aux chefs des villages impliqués vivant à Douala : Mr Eyengue, chef du village de Ndom Bakem et Mr Nyamssi, chef du village de Ndoué Bot. Puis, nous avons rendu visite à deux doyens du village de Ndom Bakem. Á notre arrivée à Nkongsamba, chef lieu du département du Moungo, nous avons rencontré tout d’abord, le sous préfet M. Anyagma Eroume Marius et son Secrétaire Général, M. Mabou Jean. Ces derniers nous ont fait part de leur soutien pour nos actions. Puis, nous avons présenté notre équipe et le projet au représentant régional du ministère de l’agriculture M. Nupa Njila Paul. Ce dernier, connaissant bien le projet d’Ecole Familiale Agricole, nous a conseillé dans nos démarches et s’est engagé à nous soutenir. Enfin, nous avons rendu visite au Commissaire Général, M. Daouda, afin de lui faire part de notre arrivée et de nos intentions. Plus tard, lors de notre séjour, nous avons rencontré le maire du canton de Baré Bakem, M. Tchamba Martin, qui  parut enchanté de notre action dans les villages et nous a assuré de son investissement à nos côtés.

  • Visite des villages du secteur de Baré Bakem concernés par le projet d'EFA :

    Ces villages sont Mpacka, Barembeng, Mounko, Manjibo, Ndom, Nkonia Ké, Nkonia Bot, Nkonia Nkoniama, Ndoué Ké, Ndoué Bot, Mbié, et Ntang tong. Pour chaque village, l’enquête s’est déroulée en deux phases.

    La première consistait en la rencontre avec les villageois, à vivre avec eux leur quotidien durant une semaine, pour récolter des informations au sein de chaque foyer. Cela nous a  permis à la fois de faire une étude démographique mais aussi de sonder l’avis de chacun concernant la création d’un enseignement technique agricole dans leur canton. De plus, grâce à ce bain de vie, nous avons touché du doigt les réalités du quotidien des habitants de la région Baré Bakem.

    La seconde phase consistait en une réunion de travail, durant les weekends, où nous invitions tous les habitants du village visité pendant la semaine. Lors de cette réunion nous exposions le projet de façon plus formelle, et récoltions les réactions des villageois. Ensemble, nous discutions autour des possibilités de l’école et de sa pérennisation. Afin d’évaluer le nombre de famille motivées, nous laissions en fin de réunion une liste vierge à la chefferie du village, et nous convions les parents prêts à offrir « un cahier » à leur enfants, à venir s’inscrire. Pour clôturer la visite du canton, nous avons organisé une réunion avec les parents et chefs de villages concernés par le projet, c'est à dire toutes les personnes ayant inscrit son ou ses enfants sur les listes distribuées aux villages. Pour comprendre la réalité du terrain nous avons aussi visité un centre de santé intégré et discuté avec l’infirmier responsable du site. Nous avons donc pu aborder la situation sanitaire globale de la population du canton. Durant la phase d’étude au sein des villages, nous avons également rencontré le coordinateur des E.F.A. des régions du littoral, de l’ouest et du nord ouest, Mr Goldwing. Une séance de travail a été tenue, durant laquelle les membres de Pachapalli ont compris le rôle de la coordination nationale et les objectifs de redynamisation de certaines écoles.

  • Étude financière :

    Nous avons mis à jour les budgets de construction de bâtiment et de fonctionnement pour le projet IFFA, par la rencontre avec les fournisseurs et les artisans locaux.

  • Rencontre des responsables d’école familiale rurale ou maison familiale rurale fonctionnant au Cameroun en 2010 et les responsables de l'Union Nationale des Ecoles Familiales Rurales (U.N.E.F.R.) et de la Fédération des Ecoles et Maisons Familiales Agricoles Rurales du Cameroun   (F.E.M.A.F.A.R.C.) :

    Après un mois et demi de vie dans le village, nous sommes partis vers Bafia où nous avons rencontré les dirigeants d’Ecoles Familiales Rurales. Tout d’abord nous avons visité l’école d’Endoum et  avons échangé avec le promoteur du projet, le directeur de l’école, des anciens élèves, des professeurs et avons terminé par la visite du champ d’exploitation d’un ancien élève. Ensuite nous nous sommes rendus à l’Ecole Familiale Rurale de Bafia, section fille, qui exsiste depuis 2001. Nous avons passé plusieurs jours avec le directeur et le promoteur de cette école et avons échangé autour des réussites, mais aussi des difficultés et des échecs des stratégies mises en place pour le bon fonctionnement de l’école. Pour terminer, nous avons participé à la réunion annuelle de l’Union des Ecoles Familiales Rurales du Cameroun, durant laquelle 13 écoles étaient représentées. Cette réunion, très enrichissante, nous a permis d’échanger tout au long de la journée avec les directeurs de ces 13 établissements, qui ont tous un parcours singulier. Chaque expérience nous a suggéré  idées, stratégies, et permis de recevoir de précieux conseils.

Commentaires des internautes
christine
le 21/12/2015
je suis très ravis quand je vois des étrangers qui s intéressent a la culture de notre pays. je soutiens le projet du membre pachapalli.
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