Le projet Cameroun 2009 de Pachapalli

        En 2009, grandie de ses expériences à travers le monde dans le domaine des micros projets et du travail avec les communautés, Pachapalli se lance dans un projet de plus grande envergure. Dans ce but, nous sommes partis à la rencontre de nos partenaires camerounais. Trois membres de l’association Pachapalli sont venus sur les terres camerounaises afin d’une part, de faire le bilan des actions effectuées avec Mr Coudert (membre de Pachapalli) en 2008, d’autre part de réfléchir ensemble à de futurs projets de solidarité. Lors de cette mission nous avons rencontré la Fondation Félix Deschamps à Douala, la Fondation Emmanuelle pour les Enfants Déshérités de Yaoundé et l’association Relais Enfants Parents Cameroun de Yaoundé.   

        

       Nous avons passé 10 jours avec les dirigeants de chaque association et  tenu des séances de travail avec eux concernant leurs projets. Nous avons appris de leurs expériences, et  assisté à leurs activités sur le terrain. Afin de cerner au mieux les activités de chaque association rencontrée, nous avons discuté dans un premier temps avec leurs dirigeants qui nous ont exposé leurs actions, objectifs et résultats attendus. Dans un second temps, nous sommes allés à la rencontre des populations cibles afin d’écouter leur point de vue. Enfin, nous avons terminé par des séances de travail autour de leurs projets en attente de réalisation. Nous avons, après accord des personnes présentes, enregistré les entretiens .

  •  Avec La Fondation Félix Deschamps, nous avons rencontré M. Samuel Dina qui nous a exposé les orientations de la fondation. Ses acteurs travaillent beaucoup autour d’une assistance administrative pour que les enfants et jeunes adultes suivis, venant principalement de la rue, puissent avoir un acte de naissance et une carte d’identité. D’autre part M. Dina travaille sur des projets d’insertion professionnelle des enfants des rues, dans le but qu’ils puissent "rentrer chez eux la tête haute". Ensuite, il nous a présenté certains jeunes qu’il suit, et invités à un match de football. Nous avons alors échangé avec les jeunes sur leur quotidien et le soutien de la fondation. Enfin nous avons abordé ses projets futurs. Le travail de la fondation auprès des enfants des rues est de longue haleine. Il est indispensable de créer une relation de confiance avec chaque jeune, ce qui demande énormément de temps, car ils n’acceptent pas facilement de soutien. Les membres de la fondation travaillent quotidiennement pour faire connaitre leurs actions aux bénéficiaires afin que, lorsqu’ils  voudront et seront prêts à sortir de la rue, ils aient une issue. Ce travail difficile avec les jeunes défavorisés offre donc peu de possibilité pour une collaboration avec Pachapalli. Samuel Dina est aussi le président de l’Association pour le Développement Rural dont le siège est à Nkongsamba, et nous a présenté son projet de construction d'un Institut Familial de Formation Agricole dans un village de brousse. Nous avons récupéré les copies des projets en attente de la fondation Félix Deschamps et de l’APDR.
  •  Avec l’association relais enfants parents (REP Cameroun),nous  avons rencontré Mme Claire Ndi Samba Mimboe qui nous a expliqué les orientations de ses actions. Travaillant sur le lien parenta dans l'univers carcéral, ils ont depuis peu acquis un siège qui va leur permettre de créer un accueil permanent pour les enfants et les parents. REP Cameroun va bientôt construire un parloir adapté aux relations mères enfants au sein de la prison centrale de Yaoundé. Nous sommes allés dans le district des femmes de la prison dans le cadre d’une visite de REP Cameroun. A cette occasion nous avons visité le lieu où les travaux allaient  être effectués. Le travail au sein des prisons est difficile d’une part à cause de la lourdeur des contraintes administratives et sécuritaires, et d’autre part des rudes conditions de vie. La collaboration entre REP Cameroun et Pachapalli semble difficile. Mais là aussi nous avons récupéré les copies des projets en cours de réalisation.
  •  Avec La FEED, nous avons rencontré Mme Elisabeth Ndjobo dans l’enceinte du siège de la fondation. Ce siège abrite 

-les bureaux de l’association

-les activités de formation et de sensibilisation

-une bibliothèque

 

           Nous avons discuté avec les dirigeants qui nous ont expliqué les orientations actuelles de leur fondation. Cette année là, ils se donnaient comme objectif les ateliers de coutures, dans le cadre du programme national d'appui à la jeunesse rurale et urbaine. Ils soutiennent des jeunes dans la préparation des dossiers de candidature, et les préparent aux entretiens.  La FEED emploie une couturière professionnelle qui tient quatre fois par semaine des ateliers de formation de couture. Nous avons participé à ces ateliers, ce qui nous a permis de rencontrer les élèves. Ces jeunes filles sont souvent sorties du cycle scolaire national et ont besoin de trouver rapidement une situation économique stable.  La FEED tient un accueil ouvert 3 fois par semaine pour répondre au mieux aux besoins des populations locales, c’est un lieu de conseil et d’orientation. Nous avons ensuite discuté des futurs projets que nous pourrions réaliser ensemble, et récupéré les copies des projets.

            Au retour de la mission, après l’analyse de tous les documents et des entretiens, les membres de Pachapalli ont statué en assemblée générale pour décider du projet qui serait soutenu en 2010. Le projet d’Ecole Familiale Agricole présenté par l’APDR, a fait l’unanimité.