Le projet I.F.A. Cameroun Aout/Septembre/Octobre 2011 de Pachapalli

     Forts des premières promesses de subventions obtenues, une équipe de 7 volontaire s'en retourne dans ce pays, plus déterminée que jamais pour une mission de 10 semaines.

 

Participants : Camille Marquis, Jean-Christophe Salvati, Fabien Graziani, Keda Tree, Fanny Vulliet, Fabien Kouri et Claire Lacoste.

 

Associations locales : Association pour la Promotion du Développement Rural (A.P.D.R.)

 

      L’A.P.D.R. est une association de droit Camerounais créée en 2001 et agrée par le Ministère de l’Administration territorial. C’est une structure d’appui, d’animation et d’accompagnement des groupes ruraux, spécialisée dans la formation, les études, les recherches et la conduite des projets de développement local. Les activités de l’A.P.D.R. sont très variées :

  • 2000 : Essai de réalisation de l’étude socio-économique pour la mise en place d’une Ecole Familiale Agricole dans le village Mette, région du Centre.
  • 2001 : Réalisation de l’étude socio-économique à Bakem région du Littoral
  • 2006 : Facilitation des séminaires de formation des acteurs du Programme National de soutien aux orphelin et enfants vulnérable (OEV) dans le contexte du VIH/SIDA pour la région du Littoral. Volet collecte des données auprès des cibles.
  • 2007 : Conduite des interventions auprès des OEV, initiées par l’association FSE, dans l’arrondissement de Dibombari Région du Littoral.
  • 2008 : Réunion de prise de contact avec le comité de développement du village Bonepoupa : réalisation de l’étude socio-économique du village Bonepoupa, participation à la réunion de travail avec le sous préfet de l’arrondissement du Nkam.
  • 2010 : Aide au montage de dossier de demande d’électrification pour les habitants du canton de Baré Bakem. Sensibilisation Formation.

 

Objectif général : Approfondissement et lancement du projet I.F.F.A.

 

Objectifs 1 : Légaliser le terrain et démarrer son aménagement

 

          Une fois dans le village, nous avons ont pris contact avec la famille Nyame Lep qui fait don du terrain, pour célébrer ensemble la cérémonie traditionnelle de remise du terrain à titre informel. Ce don sera officialisé par les autorités locales avec la confirmation légale du passage du titre de propriété. Pour que le terrain soit officiellement légué au projet, il est nécessaire d’effectuer plusieurs démarches auprès des bureaux administratifs. Une demande de titre foncier faite par une association correspond à une demande de concession temporaire de 5 ans. Cette concession temporaire pourra être transformée en titre foncier dès qu’une construction viable sera achevée.

           Nous avons donc rencontré la délégation départementale des affaires foncières du Moungo qui nous ont remis le formulaire de demande de concession temporaire. Afin de compléter le dossier, il a fallu demander l’intervention d une équipe du cadastre qui a réalisé la topographie du terrain (annexe 1). Pour faciliter le travail des topographes, nous avons effectué le défrichage du terrain, avec les nombreux habitants volontaires du canton. Œuvrer de façon collective est une coutume ancestrale qui perdure dans ces villages, ainsi tous les 10 jours, un jour est déclaré « férié » et est consacré aux travaux de la communauté. Le défrichage a été réalisé à cette occasion. Nous avons une nouvelle fois constaté la motivation certaine de la population dans le projet I.F.F.A. Une fois le dossier complété, nous l’avons soumis au chef de service départemental des domaines, qui l’a transmis à la préfecture du Moungo. Le préfet, M. Mvoudoa a signé un arrêté qui ordonne la descente d’une commission sur le terrain.

            Le 23 septembre 2011, la commission consultative de l'arrondissement de Baré Bakem s'est réunie sur le futur site de l'I.F.F.A.. Cette commission a pour but de valider la demande de titre de concession ainsi que de vérifier la bonne entente des promoteurs du projet avec le voisinage direct du terrain. Les membres de la commission sont: Le sous-préfet de l'Arrondissement de Baré-Bakem (président de la commission), le Chef de Service Départemental des Domaines/département du Moungo(secrétaire), le Chef de Service Départemental du Cadastre/ département du Moungo, le Chef de Service Départemental des Affaires Foncières/département du Moungo, le Délégué d'Arrondissement de l'Agriculture et du Développement Rural de Baré, le chef du village de Ndom ainsi que deux des notables du village. Les membres de la commission ont installé les bornes administratives de délimitation du terrain lors de cette visite. En fin de journée tous les participants ont été conviés à partager un repas au sein de la chefferie de Ndom Bakem. Une fois le procès-verbal de validation de la requête établi et accepté (cf. annexes 11), le préfet signera le cahier des charges et il faudra s’acquitter de la redevance qui correspond pour les œuvres sociales à 15Fcfa/m² soit 105000Fcfa pour les 7000m² du terrain.

           Le dossier complet devra être ensuite transmis et accepté par le Ministère des Affaires Foncières de Yaoundé, puis communiqué à la Délégation des Affaires Foncières du Moungo qui se chargera de nous convoquer et de nous remettre le titre de concession temporaire. La concession temporaire pourra être transformée en titre foncier sur demande.

           Afin de prendre en charge la construction, M. Talla Joseph, Ingénieur des travaux du génie civil, a été engagé par Pachapalli. Le 12 septembre, il a visité le terrain de Bakem et a pu constater directement sur place la qualité du site et les dispositions à prendre en vue de la construction de l’I.F.F.A. M. Talla étant le chef des travaux publics de Nkongsamba, il est coutumier de la construction d’écoles publiques du canton. Il connait donc parfaitement les normes de sécurité nécessaires à l’élaboration d’une école. Il a préconisé un terrassement à plusieurs niveaux, qui permettra une exploitation maximale de la surface et évitera la construction très couteuse d’un mur de soutènement. Les difficultés météorologique n’ont malheureusement pas permis l’effectuer le terrassement avant la descente de la commission. Avec l’aide de la population locale nous avons finalisé le défrichage du terrain (abatage des palmiers, arrachage des souches, brulage des déchets végétaux…) avant la venue de l’engin nécessaire au terrassement.

           La location d’engins de terrassement disponibles aux alentours du village s’étant avérée très coûteuse, nous nous sommes rendus à Bafang afin de profiter des couts réduits de leurs locations. Bafang est une ville de la région de l’ouest, elle se situe à 50 km de Nkongsamba. Une fois la location engagée, et pour éviter de louer un camion porteur, l’engin a parcouru par ses propres moyens la distance pour se rendre sur le site de construction. Le 2 octobre, l’engin arrive donc à Bakem après un jour de voyage pour commencer le travail de terrassement le lendemain. M. Talla a effectué une deuxième visite pour rencontrer le chauffeur de l’engin et lui expliquer la procédure de terrassement en étage. Le conducteur a travaillé durant toute la semaine pour préparer le haut du terrain, soit environ 4000m² de surface plane en bord de route qui accueillera l’institut. Un deuxième niveau a été mis à plat en bas du terrain près de la rivière, cette place accueillera la future unité de production porcine.

           Une fois le terrassement accompli, M. Talla a suggéré la mise en place des fondations et du vide sanitaire des bâtiments. 50 sacs de ciment et un camion de 4 tonnes de sable ont été acheminés pour la réalisation de 600 parpaings.  La construction des fondations nécessitera un grand nombre de pierres, nous avons donc acheté l’équivalent de 6 camions de pierres (1 à la ville de Baré et 5 autres directement extraits de la carrière de Ndom). Le transport des pierres de la carrière au site de construction a été exécuté par des employés embauchés au sein de la population locale. Le matériel de construction a été acheté dans les quincailleries de Nkongsamba. Les parpaings ont été préparés sur place à l’aide de moules afin de diminuer les dépenses. Le propriétaire du terrain voisin a mis temporairement à disposition une parcelle de 200m² dédiée à « l’usine de parpaings ».Ainsi, la fabrication fournit des emplois aux populations locales : chaque village propose une équipe qui se rend à tour de rôle sur le terrain pour transformer le ciment et le sable en parpaings à raison de 35 parpaings par sac de ciment.

 

Objectifs 2 : Promouvoir le projet dans le canton et auprès des autorités locales

 

           Face au besoin d’informer de nouveau le plus grand nombre de villageois aux activités du projet ainsi qu’aux modalités de fonctionnement de la future école, une plaquette explicative  illustrée a été réalisée sur place. Cette plaquette a été distribuée dans chaque foyer des 12 villages du canton et a été l’occasion de rencontres et discussions pertinentes autour du projet avec les habitants concernés. Nous avons distribué environ 700 prospectus explicatifs du projet I.F.F.A.

La totalité des villages du canton a été visitée, nous avons pris le temps d’expliquer l’importance d’une telle formation aux familles de la zone. Le projet d’I.F.F.A. est le premier centre de formation secondaire, professionnelle et en alternance du canton, la méthode éducative utilisée est complexe et nécessite une explication détaillée. En effet, les cours en alternance, la formation professionnalisante, l’implication des familles dans l’organisation de l’établissement et la gestion communautaire de la trésorerie sont des méthodes de fonctionnement nouvelles pour la population. L’A.P.D.R. est responsable de la formation des familles qui souhaitent participer à ce projet.

           En parallèle, une sensibilisation au niveau des autorités a été poursuivie par le biais d’un dossier de présentation du projet, remis aux différents représentants des autorités locales. Etaient concernés : Le maire, M. Tchamba, le sous-préfet, M.Migue, le commissaire, le représentant du ministère de l’agriculture et du développement rural, M.Foyet. Cette procédure nous a notamment permis l’obtention de plusieurs lettres de soutien de leur part, ainsi qu’un engagement personnel du maire à nous offrir gracieusement le permis de construire.

 

Objectifs 3 : Compléter les informations du dossierde subvention

 

           En collaboration avec l’APDR, nous avons obtenu à Douala le document consignant les décrets des lois officielles nationales concernant le statut des associations locales et étrangères au Cameroun, et par la même occasion le document sur les droits fiscaux du pays. Ce précieux document nous permet de connaitre les droits et devoirs des associations camerounaises. Le projet doit s’inscrire dans un cadre légal strict pour pouvoir perdurer. Nous avons reçu de la part du directeur de l’école de Mounko les documents administratifs concernant les pouvoirs et droits des A.P.E. du Cameroun.

            Lors de l’entretien avec le représentant des impôts nous avons compris les possibilités de transfert de fonds et de partenariat avec entre associations étrangères et associations camerounaises. Le projet I.F.F.A. est un projet communautaire dans lequel les familles regroupées en associations gèrent l’établissement scolaire. Le cadre légal doit donc être très précis pour donner aux familles tous les pouvoirs nécessaires à la gestion d’un tel établissement.

 

Objectifs 4 : Etude des sociétés de micro finance

 

             Un des avantages de l’I.F.F.A. est de préparer l’avenir de ses étudiants de manière concrète, notamment au moyen de comptes nominatifs et individuels qui seront ouverts à l’inscription de chaque élève.

         Ces comptes seront bloqués et serviront à entreposer l’argent capitalisé par l’élève en vendant au marché local les produits de son exploitation expérimentale. En effet, la production provenant des champs d’expérimentation de chaque élève sera comptabilisée et rassemblée dans l’I.F.F.A. au sein de coopératives. La vente des ces produits se fera soit  durant les marchés organisés dans l’enceinte de l’école, soit dans les marchés hebdomadaires environnant : Baré, Mélong et Nkongsamba. L’argent sera alors redistribué au prorata à chaque élève dans son compte bloqué. La sécurité de ces comptes est une mission prioritaire pour l’A.P.D.R. et Pachapalli, c’est pourquoi pour chaque compte, toute transaction se fera en présence obligatoire de l’enfant, de son tuteur ainsi qu’un membre de l’équipe pédagogique et d’un membre de l’association des parents d’élèves. Une fois la formation accomplie, les livrets de compte seront rendus aux élèves. Ainsi en fin de formation, l’élève bénéficiera non seulement d’un compte en banque mais aussi d’un capital qui lui permettra d’installer sa production.

         Afin de garantir les meilleurs bénéfices aux élèves, nous avons effectué des démarchages auprès des structures de micro-finance locales. Les propositions de cinq organismes distincts ont été étudiées. Avec la comparaison des avantages et inconvénients de chaque proposition, Pachapalli dispose d’une meilleure vue d’ensemble pour orienter son choix à l’ouverture de l’école.

          Après avoir étudié les avantages et inconvénients des différents établissements de micro finance, nous avons choisi la compagnie « Express Union » car elle est celle qui offre le plus de sécurité, d’accompagnement, de disponibilités et d’avantages financiers. De plus la compagnie dispose d’un comptoir dans la ville de Baré qui est la plus proche du canton que Nkongsamba.

 

Objectifs 5 : Etude de marché

 

         L’étude des marchés locaux s’est déroulée dans deux secteurs principaux : A Nkongsamba, à l’occasion du grand marché du dimanche ainsi qu’à Baré pendant le marché du jeudi. Cette étude se base sur des entretiens directifs avec les marchands locaux. La provenance de la plus grande partie des produits maraîchers a été déterminée, il s’agit de fruits et légumes importés majoritairement de la région de l’Ouest où il existe une agriculture très développée. Le transport de ces marchandises engendre un coût certain ayant un impact sur le prix de vente au consommateur.

          De par sa proximité, il est tout à fait concevable que l’I.F.F.A. pourra concurrencer ces prix et la qualité des produits en assurant un bénéfice pour les élèves. En répétant ces études, nous pourrons enrichir nos connaissances avec le cours saisonnier des produits proposés. Ces études ont également permis de réévaluer la pertinence d’une des Activités Génératrices de Revenus : l’unité de production porcine. En constatant que les familles avaient deux types distincts de demande en ce secteur, l’achat pour la consommation immédiate d’une part et l’achat en vue de l’engraissage et de la revente d’autre part, il a été décidé que la vente couplée de porcs de cinq mois et de porcelets semble être plus pratique et rentable que la vente de porcelets uniquement. Dans cette étude nous avons donc réévalué les budgets prévisionnels de l’unité de production porcine et le plan des bâtiments ainsi que créé un nouveau planning prévisionnel plus clair et plus lisible pour les populations.

 

Objectifs 6 : Rencontre avec les écoles primaires

 

       Lors du mois de septembre, nous avons mené des entretiens avec les directeurs des sept écoles primaires du canton. Le projet I.F.F.A. s’inscrit dans un processus d’éducation global, c’est pour cela qu’une meilleure connaissance des infrastructures éducatives de la région est indispensable.

       Lors de ces visites, nous avons observé la qualité de l’accueil proposé par ces écoles. Nous avons été conviés à visiter les salles de classes, à rencontrer les élèves et avons questionnés les directeurs sur leur établissement, les élèves, l’équipe pédagogique. Nous avons également pris connaissance de leur avis et conseils. Des prospectus de l’I.F.F.A. ont été déposés, et les équipes pédagogique ont toutes salué l’intérêt et l’importance de l’implantation du projet d’I.F.F.A. dans ce canton, étant donné la demande d’établissement de formation professionnelle provenant des familles et des enfants. Les directeurs se chargeront de diffuser l’information au sein des parents d’élèves. En fin de visite, nous avons offert en remerciement des trousses de premiers secours contenant des bandes, des sparadraps, des compresses et du matériel de désinfection.

         De ces données, nous pouvons constater que 125 élèves vont être inscrits au Certificat d’Etude Primaire. Ces élèves pourront donc l’an prochain proposer leur candidature pour rentrer dans la première section de l’I.F.F.A. La deuxième section comptera 20 élèves maximum. Il est important de noter que l’effectif des classes diminue au fur et à mesure que le niveau d’étude augmente (beaucoup d’élèves en CP, peu d’élèves en CM2).

 

Objectifs 7 : Création de la deuxième section d’enseignement en alternance

 

        Lors des visites dans les douze villages du canton, de nombreux jeunes adultes nous ont sollicités pour prendre part au projet. Cette tranche de la population correspond aux jeunes qui ont fréquenté l’école jusqu’en 3ème et ayant obtenu ou pas le B.E.P.C. Ne parvenant pas à trouver d’emplois en ville, grand nombre d’entre eux sont retournés dans leurs villages respectifs. Ces jeunes ne sont pas assez diplômés pour entrer en concurrence avec les jeunes titulaires d’un Baccalauréat, mais n’ont pas les moyens financiers de reprendre les études au lycée. En vue de cette nouvelle demande, et accompagnés de l’A.P.D.R., nous avons décidé d’ouvrir une seconde section de formation en alternance pour les jeunes ayant un niveau d’étude correspondant au brevet. Cette section sera d’avantage professionnalisante, les élèves n’auront qu’une seule semaine par mois en cours et trois semaines d’expérimentation dans leur champ. Le plan de formation ne comprend pas d’enseignement général (mathématique/histoire/français...) contrairement à la première section des plus jeunes, et durera deux ans. L’alternance permettra une utilisation des classes optimale et l’ouverture de cette deuxième section n’engendrera pas de coût de construction additionnel. (cf utilisation des salles de classe de l’I.F.F.A).

        De plus, les élèves de la deuxième section n’auront qu’une semaine de cours en classe par mois, ces cours seront pris en charge par le directeur de l’I.F.F.A.., il n’y aura donc pas de coût supplémentaire en main d’œuvre. Les élèves de cette section devront prendre en charge les frais de scolarité de 30 000 FCFA par an et apporteront ainsi un supplément de liquidité pour la trésorerie de l’établissement.

 

Objectifs 8 : Etude topographique de la zone

 

      L’étude de la topographie s’est faite grâce à une déambulation dans les villages durant laquelle nous avons effectué une cartographie des points d’eaux, des centres de santé, des écoles, des maisons habitées, abandonnées ou en construction. L’observation sur le terrain s’est accompagnée d’entretiens directifs afin de compléter les données. A la suite de cela, nous avons relevé les données des cartes pour les traduire dans un tableau comparatif. La totalité du canton compte donc 675 maisons habitées, 45 abandonnées et 9 en construction. L’étude démographique de 2010 basée sur des entretiens non directifs auprès des familles nous a permis de déduire qu’un foyer type est composé de 2 adultes actifs (les parents), 1 adulte à charge (grands-parents), 2  jeunes enfants, 2 jeunes adultes, l’un vivant au village et l’autre en ville. De ce fait en estimant une moyenne de 6 personnes par foyer (vivant au village), nous pouvons estimer la population du canton à 4050 personnes. Nous pouvons aussi en déduire une estimation de la répartition de la population : 2050 adultes, 675 jeunes adultes, 675 enfants suivant l’enseignement primaire, et 675 enfants en bas âge. Nous excluons de la population vivant dans la zone les 675 jeunes adultes vivant en ville.

        Les villages les plus peuplés sont Mbarembeng avec 253 foyers, Nkonia avec 165 foyers, et Manjibo avec 68 foyers. Ces trois villages, situés de manière centrale dans le canton, comptent donc 486 maisons habitées, soit 72% de la totalité des foyers du canton. Il existe dans la zone 7 écoles primaires et 1 école d’enseignement secondaire. Les écoles primaires sont majoritairement publiques(5), 2 sont des écoles privées catholiques. Les écoles primaires couvrent les besoins de la zone de par leur proximité. Notre étude a permis de recenser 650 enfants qui suivent les cours du CP au CM2, dont 125 passerons le Certificat d’Etude Primaire (C.E.P.) cette année. Il existe une école d’enseignement secondaire technique, la SARSM. Cette école forme des jeunes à la menuiserie, charpenterie et au travail du bois. Cette spécialisation provient du fait que le canton est proche d’une zone d’exploitation forestière. Les jeunes formés travaillent directement sur le terrain pour la transformation du bois exploité avant son acheminement.

        La zone est bien couverte en points d’eaux avec une pompe par village. Mbarembeng et Nkonia, sont dotés de 3 points d’eaux étant donné leur grand nombre d’habitants Un seul centre de santé public couvre la zone. Ce centre est tenu par un infirmier, mobile grâce à une moto fournit par le gouvernement. Ce centre est situé de manière centrale entre Ndom et Nkonia.

        Nous constatons grâce à cette étude topographique que les villages de Mbié, Ndoué et NtangNtong sont les moins peuplés. Ils sont dotés de points d’eaux, mais leur population étant insuffisante, ils n’ont pas d’enseignement primaire. Ces populations doivent donc se tourner vers les villages voisins. Le centre de la vie de ce canton est donc un triangle tracé entre Mbarembeng, Manjibo et Nkonia, en termes de santé et d’éducation. Afin de faciliter les échanges, les populations des villages les plus isolés ont tracé des chemins en forêt pour raccourcir les trajets.

         Cette étude permet de mieux comprendre l’implantation de l’I.F.F.A. dans le canton. Au niveau géographique, l’institut est situé au centre du triangle de vie du canton. Au niveau démographique, l’I.F.F.A. ouvrira ses portes aux élèves ayant passé le C.E.P., aux jeunes adultes et aux adultes. Grâce à cette étude topographique nous pouvons alors quantifier cette population. Avec son enseignement en alternance, l’institut ouvrira ses portes aux 125 élèves qui passeront le C.E.P. chaque année. L’institut proposera les enseignements modulaires aux 1350 adultes actifs présents dans la zone. Enfin, la deuxième section, ouverte aux jeunes adultes désireux de suivre un enseignement en deux ans uniquement basé sur l’apprentissage de l’agriculture pourra accueillir les 675 jeunes adultes présents dans la zone.

Voyage touristique
Etapes du voyage :
  1. Douala
  2. Nkongsamba
  3. Ndom