Le projet Projet Inde du Sud 2018 de Pachapalli

Voyage solidaire

Bread Trust NGO - Inde juillet 2018

 

Participants : Léa Martin et Adrien Bergeon.

 

Objectif général : Venir en aide aux enfants orphelins de l’Association Mariella Children’s Home et achat de matériel scolaire.

 

Objectifs spécifiques et activités :

 

·       Rencontre avec l’association Bread Trust NGO et évaluation des besoins.

·       Inventaire du matériel nécessaire aux enfants.

·       Inventaire des magasins.

·       Achat et distribution du matériel scolaire pour les bénéficiaires du centre social "Mariella Children's Home".

·       Voyage dans le pays à la découverte de ses merveilles.

·       Témoignage de l’expérience vécue.

·       Organisation de la kermesse de fin de séjour.

 

Détail des activités

 

I-       Rencontre avec les membres permanents de l’association

II-     Rencontre avec les enfants de l’orphelinat

III-   Inventaire des besoins de l’orphelinat

IV-   Bilan budgétaire

V-    Activités partagées avec les enfants

VI-   Visite, bilan de l'entretien des bâtiments et évaluation des conditions de vie des enfants

VII-  Visite en duo du Tamil Nadu et de l’Etat de Goa

VIII- Conclusion

 

Avant toute chose, il est essentiel de définir ce qui nous a poussé à réaliser ce projet. Un projet qui s’est effectivement étendu sur toute l’année scolaire 2017-2018. Nous voulions effectivement consacrer une grande partie de notre temps à soutenir des enfants sans ressources (familiale et matériel) en se rendant sur place pour les soutenir concrètement.

 

Cette expérience a été construite à partir de 5 étapes fondamentales, qui sont :

 

·                 La création du projet et la recherche d’une association à soutenir.

·                 La conception d’un cahier des charges.

·                 La recherche de soutien financier (crow founding, institutions, entreprises) et récolte des fonds.

·                 La mise en œuvre du projet pendant un mois sur place (deux semaines au sein de l’association puis deux semaines en autonomie).

·                 Le rapport d’activités à destination des financeurs.

 

I-                 Rencontre avec les membres permanents de l’association

 

Arrivés à Chennai, le passage des frontières se fait assez rapidement mais la prise de conscience des deux heures de retard fait monter l’adrénaline. Est-ce qu’ils nous attendent toujours ou bien sont-ils déjà partis ?

Finalement, plus de peur que de mal, le repérage s’est fait très facilement grâce à la traditionnelle pancarte « Adrien Bergeon et Léa Martin ». Au cours du voyage jusqu’à l’orphelinat (qui correspondait à 70 km) nous avons pu faire connaissance avec Dr. Charles, sa fille Rosanna et son fils James.

Le père étant très curieux, il nous a beaucoup questionné.

La compréhension étant cependant un peu dure avec l’accent, l’heure et la fatigue…

 

Nous sommes finalement arrivés à 3h du matin, dans un petit village toujours en effervescence. Dans un premier temps, sans sortir les bagages de la voiture, nous sommes rentrés dans l’orphelinat encore éclairé. A l’entrée sous le préau, se tenait allongée une dame âgée qui se prénommait « Am ‘ma » (ce qui signifie maman en Tamoul). Nous avons compris quelques jours plus tard que cette dernière était, en fait, la fondatrice de l’association mais nous n’avons jamais su si elle présentait des liens de parentés avec Dr. Charles. Il y avait aussi une jeune fille à ses côtés nommée Kalpana et Shanti qui est la cuisinière des filles mais qui nous a été dédiée pendant les deux semaines.

Dans les jours qui suivirent (au cours de la première semaine), nous avons rencontré la seconde fille de Dr. Charles : Arlene, ainsi que quelques membres permanents de l’association dont deux hommes qui s’occupent des 20 garçons présents au sein de l’association.

 

II-               Rencontre avec les enfants de l’orphelinat

 

Lors du premier jour sur place (le mardi 3 juillet) nous avons pu rencontrer une partie des enfants car certains finissent l’école plus tôt.

Tous aussi polis et courtois les uns que les autres, ils présentaient une bonne image. Ils étaient cependant un peu timides au premier abord mais cette retenue s’est effacée assez vite. Ce jour-là nous avons joué avec eux à un sport typique de l’Inde qui est le kabadi (sport de contact). Durant les deux semaines passées dans l’orphelinat, nous avons vu les enfants essentiellement le week-end car la semaine est très chargée pour eux avec l’école, les devoirs scolaires et les tâches qu’ils doivent faire. L’orphelinat en a même créé un planning collectif que les enfants doivent suivre à la lettre. Tout est défini par des horaires strictes comme l’heure du réveil, de la prière ou encore l’heure des devoirs.

En outre, avant de tous les voir nous avions une petite appréhension, nous nous demandions effectivement comment seraient-ils avec nous ? Est ce qu’ils se sentiraient à l’aise pour nous parler ? Comment nous considèreraient-ils ?

Finalement, cette petite gène a très vite disparu et a laissé place à la joie, au rire des enfants et de nous-même.

De même, nous avons été frappés par la créativité des enfants qui avec seulement un petit objet réussissent à inventer un jeu et s’amusent avec. En les voyant, nous nous sommes rendu compte qu’il ne faut pas grand-chose pour être heureux, mais seulement profiter de ce que l’on a et faire avec.

Durant ces journées passées avec les enfants nous leur avons fait découvrir des jeux et des chansons françaises ainsi que la chorégraphie correspondante (enfin chorégraphie plutôt improvisé J). Ensuite, ce fût leur tour, ils nous ont fait partager leur culture musicale, très différente de la nôtre, et des jeux indiens.

Nous pouvons donc retenir que cette rencontre avec les enfants a été personnellement enrichissante puisqu’ils nous ont fait partager leur culture comme nous leur avons fait partager la nôtre.

III-             Inventaire des besoins de l’orphelinat

 

Nous avons pendant la première semaine évalué les principaux besoins des enfants de l’orphelinat.

Ils manquaient avant tout de matériel scolaire et sanitaire. Nous avons donc eu des entretiens avec plusieurs membres de MCH pour savoir exactement ce qu’il fallait acheter en priorité.

A partir de cela nous avons fait un bilan budgétaire qui nous a permis de savoir ce que nous pouvions financer.

MCH est une association qui n’avait pas reçu d’aide depuis plus de 3 ans, pour eux notre venue était exceptionnelle.

Ils nous ont également parlé de frais importants comme la construction d’un nouveau bâtiment pour les garçons. Le gouvernement impose que les filles et les garçons vivent dans des bâtiments séparés. Aujourd’hui, ils sont effectivement logés dans la même institution, peu salubre dans le détail, qui sépare les 20 garçons des 30 filles seulement par un mur.

IV-             Bilan budgétaire

 

Pour récolter des fonds nous avons dans un premier temps parlé de notre projet dans notre entourage (famille, amis, institutions, entreprises). Ensuite nous avons décidé de faire une cagnotte en ligne sur Leetchi et une page Facebook pour sensibiliser nos amis. Facebook nous a effectivement permis de partager et de faire connaitre à tous nos amis l’existence de notre cagnotte. Nous avons ainsi récolté un total de 640 euros par ce biais. Enfin, l’aide précieuse de Pachapali nous a permis d’atteindre notre objectif de 1000 euros.

Avec ce budget nous avons donc acheté du matériel pour les enfants, comme des affaires scolaires, des vêtements ou même du matériel sanitaire.

Nous avons alors réparti notre budget en fonction des besoins de l’association.

Pour donner un ordre d’idée, 1€ correspond à 80 roupis (=rps).

 

Matériel

Quantité

Prix unitaire

Prix total

Buckets

50

63 rps

3150 rps

Total uniformes :

Tissu :

Couture :

30

1 916 rps

1 062 rps

854 rps

57 467 rps

31 868 rps

25 599 rps

Total cartable :

Cartable 1 :

Cartable 2 :

30

29

1

 

780 rps

756 rps

23 376 rps

22 620 rps

756 rps

TOTAL

84 000 rps (soit 1050€)

V-              Activités partagées avec les enfants

 

Les deux semaines passées dans l’association nous ont permis de faire plusieurs activités avec les enfants dont une visite du Parc animalier de Chennai. Nous avons fait cette visite à vélo avec 5 jeunes adolescents de l’association.

Nous avons également visité plusieurs villes aux alentours de Vayalur, et nous sommes allés sur la plage de Mahäbalipuram.

 

A la fin de ces 15 jours nous avons fait une kermesse avec tous les enfants de l’association dans le but de leur faire découvrir les jeux français.

Ce fût un beau moment partagé ensemble, les enfants ont tous apprécié de découvrir de nouveaux jeux.

 

 

VI-             Visite, bilan de l'entretien des bâtiments et évaluation des conditions de vie des enfants

 

Nous avons eu l’occasion de visiter plusieurs fois les locaux où dorment les enfants et où ils font leurs devoirs, ainsi que leurs sanitaires.

Tout d’abord, les filles et les garçons dorment dans deux salles séparées. Comme indiqué précédemment l’orphelinat a pour projet de construire un bâtiment à quelques kilomètres de l’actuel pour placer les garçons.

 

Nous avons alors vu l’emplacement de ce nouveau bâtiment choisi par Dr. Charles mais le propriétaire actuel ne semble pas encore d’accord pour le vendre (en se basant sur ce que l’on pense avoir compris de la conversation…).

Les enfants n’ont pas de lit, seulement un oreiller et une légère couverture mais ce qui nous a le plus choqué est l’état des sanitaires des enfants, l’odeur était horrible et l’hygiène douteuse. Les toilettes étaient également pour la plupart cassées. Côté cuisine, les femmes chargées de préparer les repas disposaient de trois grandes gazinières pour y faire chauffer des portions de riz gigantesques ; le plat que les enfants mangent quasiment à tous les repas.

 

VII-           Visite en duo du Tamil Nadu et de l’Etat de Goa

 

Nous avons quitté l’orphelinat le lundi 16 juillet. Nous étions debout à 10 heures, les valises et le petit déjeuner étaient bouclés à 11 heures mais on sentait qu’ils avaient du mal à nous laisser partir. Ils voulaient éventuellement que l’on reste manger à midi et que l’on parte après, mais on a insisté pour partir immédiatement et profiter de notre journée. Nous avons pris  le bus à Kalpaka, pour deux heures de route jusqu’à Pondicherry.

 

Nous sommes restés une semaine à Pondicherry, et avons pu faire le tour de la ville depuis le quartier indien où nous étions logés, jusqu’au quartier français (White town).

Nous nous sommes rendus à Auroville, situé à 12 km de Pondicherry, puis nous sommes aussi allés à Paradise beach et Serenity beach. Dans la ville, l’architecture nous a fortement marqué, nous avons effectivement visité de nombreux temples et monuments (la fabrique de papier, le Big Market, Ganesh temple, Bharati park, etc…).

De Pondicherry, nous sommes retournés à Vayalur pour la distribution des uniformes, entièrement confectionnés, aux enfants de MCH. Le lendemain, nous sommes partis en direction de Mahäbalipuram pour une nuit pour nous rapprocher de l’aéroport.

 

Le lundi 23 juillet nous avons pris l’avion pour Goa. Une fois arrivés à l’aéroport, nous avons pris un taxi en direction de Mandrem où nous sommes restés deux nuits. Par la suite, nous sommes partis à Panjim pour trois nuits. Pendant ces cinq jours, nous avons profité de la plage, caractéristique par ses longues étendues de sable noir ; mais aussi de nombreuses visites, dont l’Immaculate Church qui est une église impressionnante par son architecture.

De même que le Mahalaxmi Temple, de loin le plus extraordinaire de ceux que l’on a vu durant notre voyage.

 

Nous avons quitté l’état de Goa le samedi 28 juillet pour rentrer à Chennai. Nous avons alors profité des deux jours restants pour visiter cette ville, quatrième plus grande ville d’Inde. Plongés dans un quartier populaire, nous avons pu nous fondre davantage dans la masse. Nous avons effectivement été conviés, juste avant le « Grand départ » à un match de criquet.

Le retour pour Paris, le dimanche 29 juillet fût difficile, la nostalgie se ressentait fortement.

 

VIII-         Conclusion

 

En définitive, cette expérience a été particulièrement enrichissante pour chacun de nous. Le fait de se retrouver dans un milieu complétement différent de celui que l’on côtoie habituellement nous a permis d’apprendre à s’adapter à toutes conditions. Partir loin et seuls a été une très bonne manière de se rendre compte des limites de notre autonomie jusque-là peu mise en œuvre.

Ce que l’on retient de ce voyage est une véritable expérience humaine ; malgré des cultures et des milieux de vie très différents, de nombreux points communs ont été retrouvés entre nous deux et l’ensemble des membres de l’association.

Ce projet nous a également permis de gagner de la confiance en soi en se rendant utiles à cette association qui comptait sur notre aide financier mais aussi physique. Pour eux, notre présence pendant les deux semaines a été primordiale pour leur évolution, ils ont effectivement pu nous exposer tous les changements qu’ils désiraient mettre en place.